Ancien soldat israélien passé à la réalisation, Ari Folman revient avec ce documentaire d’animation sur « sa » guerre du Liban. Max Richter a eu la délicate mission d’en écrire la partition. Celle-ci est jouée en direct par l’orchestre Bryggen.
« Valse avec Bachir » est une expérience bouleversante. Pas d’images d’archives, juste quelques témoignages poignants qui appuient le propos et suffisent à se rendre compte de l’horreur du massacre de Sabra et Chatila. Toutes les horreurs de la guerre civile libanaise ressurgissent. Les dessins illustrent à merveille la souffrance du héros qui tente de se souvenir et de se débarrasser de ses démons. Le film montre un homme en quête de reconstruction. Un homme qui a appréhendé la guerre comme spectateur et qui veut redessiner les contours de sa mémoire. La bande originale de Max Richter suggère de l’émotion à chaque image.
Christophe Narbonne pour « Première », 2008 : « L’expressivité des personnages et la beauté plastique du film, assez sidérante, forcent l’admiration. Véritable psychanalyse pour le cinéaste, « Valse avec Bachir » tend aux pays en guerre un miroir dans lequel il est difficile mais vital de se regarder ».




