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Matthieu Herrmann est agriculteur à Petit-Landau, où il a repris la ferme familiale en 2017. L’exploitation agricole de près de 70 hectares produit principalement des céréales. Elle est aujourd’hui en pleine conversion à l’agriculture biologique.

La continuité de l’exploitation familiale

6, place Rapp à Petit-Landau : siège historique de la ferme familiale. En ce début décembre, Matthieu Herrmann nous accueille avec les traditionnels bredala de Noël, avant de nous emmener visiter les champs et les bâtiments qui composent son exploitation. Travaillant auparavant dans le secteur du BTP, le jeune agriculteur a repris la ferme familiale en 2017, avec « l’envie de revenir à ses premières amours ».

Une conversion au bio en douceur

La ferme de Matthieu Herrmann produit principalement des céréales, à destination de la Coopérative agricole de céréales (CAC 68 – dont le siège est basé à Colmar). Mais depuis quelques mois, l’agriculteur développe aussi la vente en circuits courts.

Du maïs, du soja, du colza et… des pois chiches !

Des pois chiches bio
Des pois chiches bio

Six à sept cultures différentes s’étendent sur les 70 hectares de l’exploitation : maïs, soja, blé, avoine, colza, tournesol… Mais aussi – fait plus rare dans le Haut-Rhin –, du maïs pop-corn et des pois chiches !

Certifiés bio, les pois chiches de Matthieu Herrmann se vendent dans toute l’Alsace, et leur culture procure un certain bénéfice agronomique : la légumineuse apprécie en effet les étés chauds et secs de la plaine d’Alsace et sa culture valorise les terres pauvres en eau.

« Offrir un avenir plus serein à mes enfants »

Une mutation progressive
Une mutation progressive

La mutation vers l’agriculture biologique est progressive : une période de transition de 2 ans est requise entre la mise en pratique et la certification. Durant ce laps de temps, la charge de travail de l’agriculteur augmente, alors que la quantité produite diminue d’autant. Par conséquent, Matthieu Herrmann convertit ses parcelles les unes après les autres et vise la certification « Agriculture biologique » au printemps 2022 pour l’ensemble de sa production.

« Que l’on soit en biologique et en conventionnel, la finalité reste la même : produire. On fait le même travail, mais différemment. Par exemple, on met en place une rotation des cultures et les machines utilisées sont conçues pour préserver les sols », explique l’agriculteur.

« L’agriculture est le premier maillon d’une production saine et locale »

Une épicerie bio et locale
Une épicerie bio et locale

À Petit-Landau, l’entraide est de mise entre les agriculteurs du village. C’est ainsi que la Ferme d’Ysengrain a vu le jour, issue de la collaboration entre la ferme Sutter et celle de Matthieu Herrmann. Une épicerie bio dont l’objectif est de fournir des produits sains et locaux, issus de l’agriculture biologique, directement auprès des consommateurs.

En parallèle, Matthieu Herrmann écoule ses produits via le marché paysan de Petit-Landau (organisé les premiers vendredis du mois par la ferme Sutter), le réseau Rhénamap, les épiceries locales et quelques restaurateurs locaux.

L’agriculteur : un artisan et un chef d’entreprise

Les champs de Matthieu Herrmann s’étendent aux abords du village. L’agriculteur travaille aujourd’hui au labour d’un champ de maïs. Au chaud dans l’habitacle de son tracteur, il raconte le quotidien de son métier.

Matthieu Herrmann
Matthieu Herrmann

L’agriculteur est à la fois un artisan et un chef d’entreprise. Une fois le travail agricole effectué, il doit en effet s’occuper de la gestion administrative et commerciale de son exploitation. En hiver, le labour, l’entretien et la réparation du matériel, ainsi que l’administratif constituent le gros de son activité. Puis viennent en mars les travaux des champs avec la préparation des sols pour les semis de printemps, et les semis eux-mêmes quelques semaines plus tard. C’est en été que la charge de travail est la plus importante, entre l’irrigation des sols, les moissons et la récolte des céréales.

À cela s’ajoutent le triage des graines, l’ensachage et la vente en direct pour certains des produits de la ferme. Matthieu Herrmann siège par ailleurs au conseil d’administration de la CAC 68, au sein de la filière bio ouverte récemment. Des journées bien remplies pour cet agriculteur passionné !

Publié mercredi 1 janvier 2020 à 12h01

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